Recomposition du Conseil communautaire de la CAPG

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Démocratie intercommunale : une convalescence longue et difficile

Communiqué de presse de Christophe CHALIER
Élu de la Ville de Mouans-Sartoux

Mouans-Sartoux, le 18 septembre 2015

Je me réjouis de la déclaration prononcée aujourd'hui (ndlr : le 18 septembre 2015) par le Président de l'agglomération – Jérôme VIAUD – face aux membres de l'assemblée délibérante du Pays de Grasse et à l'adresse des municipalités concernées prochainement par la réattribution de sièges de Conseillers communautaires.

Dans son propos introductif, il a clairement formulé le voeu que les choix exprimés par les électeurs au suffrage universel direct les 23 & 30 mars 2014 soient reconduits par les Conseils municipaux respectifs.

Souhaitons donc « prompt rétablissement » à notre démocratie intercommunale.

Sur ce point, il semblerait qu'elle en prenne enfin le chemin...


Pierre ASCHIERI succède à son père : ACTE II

Après ce message introductif prononcé par le président de la C.A.P.G, il s'agissait dès la 1ère délibération du Conseil communautaire d'élire un nouveau vice-président pour remplacer André Aschieri, démissionnaire.

Alors que nous pouvions espérer de notre démocratie qu'elle s'engage sur la voie de la guérison, ce fut tout l'inverse avec l'élection de Pierre Aschieri (par 35 voix sur 62) au poste de vice-président en remplacement de son père...

Aujourd'hui, il est le seul Conseiller - de surcroît Vice-President - du Pays de Grasse à ne pas avoir été choisi nominativement par les électeurs à l'issue du suffrage universel direct (ndlr : aux élections municipales & communautaires de mars 2014) puisqu'il ne figurait pas parmi les candidats désignés sur le bulletin de vote pour sièger au sein de l'assemblée intercommunale.

Contrairement à ce que Pierre Aschieri a pu déclarer, bien entendu je ne lui reproche pas d'être « le fils de son père ». Non ! Ce que je lui reproche, c'est d'être celui qui cautionne la perversion d'un système institutionnel qui prive les électeurs de se prononcer librement !

Pour la seconde fois en quelques semaines, sa première confrontation avec le suffrage populaire, sur son prénom, attendra...

Alors, même s'il est vrai qu'une longue convalescense n'exclut pas le risque de rechute, malheureusement celle que vient de subir notre démocratie intercommunale est brutale et lourde de conséquences : le risque de récidives… puis la pandémie…

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